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Pourquoi sonne t on du chofar ?

Sujet magnifique — et l'un des plus beaux de Roch Hachana.

⚖️ LA HALAKHA ET SON SENS

Le point central : sonner le Chofar à Roch Hachana est une mitsva positive de la Torah, comme il est écrit dans Bamidbar (29:1) : "Yom Teroua Yihyé Lakhem" — "ce sera pour vous un jour de sonnerie". Le Rambam codifie clairement dans le Michné Torah, Hilkhot Chofar : "Mitsva d'asseh shel Torah lichmo'a Terouat HaChofar BeRoch HaChana" — c'est une obligation biblique d'entendre le son du Chofar.

🔹 Pourquoi le Chofar ? Le Rambam, dans ce même Hilkhot Chofar, explique la raison profonde avec des mots devenus célèbres : le son du Chofar est un appel à se réveiller du sommeil spirituel. Même si la mitsva est "Houkat HaMelekh" — un décret royal dont la sagesse dépasse notre entendement complet — les Sages y voient un cri de la nechama, un rappel que l'heure du jugement est arrivée et qu'il faut revenir à Hashem.

🔹 Les dix raisons du Chofar : De nombreux Rishonim, dont Saadia Gaon, ont établi dix raisons symboliques au Chofar. Parmi les principales :

🔹 Les sons du Chofar — Tekia, Chevarim, Teroua — correspondent aux mouvements de l'âme : la tekia est le son entier et confiant, la teroua est le pleur brisé, le chevarim est le sanglot. Ensemble, ils décrivent le voyage complet de la téchouva : clarté → brisure → reconstruction.

L'éclairage spirituel est saisissant : le Likoutey Halachot développe l'idée que le Chofar représente la voix du Tsaddik Emet — la voix authentique qui perce tous les voiles et atteint la racine de l'âme là où aucune parole ordinaire ne peut parvenir. Le son brut du Chofar, sans parole ni mélodie, est précisément sa force : il parle directement à la nechama, par-dessus la raison.

CONCLUSION PRATIQUE

La mitsva est d'entendre le Chofar — pas seulement de l'écouter distraitement. Le Rambam précise qu'il faut avoir intention d'accomplir la mitsva en entendant la sonnerie. L'obligation est biblique pour les hommes ; les femmes en sont exemptées (mitsva liée au temps) mais ont un mérite réel à venir l'entendre. En pratique, on sonne trente coups après la lecture de la Torah, et l'usage est de sonner au total cent coups dans la tefila de Moussaf pour "confondre le Sata" et ouvrir les portes du jugement.

📖 Sources citées dans la réponse

⚠️ Cette réponse est fournie par l'assistant IA RebSam à titre d'étude, à partir des sources citées. Pour une décision pratique (psak), consultez votre Rav.

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